Voulez-vous devenir membre ?

Le SETCa, affilié à la FGTB, a pour vocation de défendre et de promouvoir les intérêts de ses membres tout en affirmant son engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, le respect des convictions de chacun, son refus de toute influence extérieure ou d’ingérence linguistique, philosophique ou religieuse, ainsi que son autonomie totale à l’égard des partis politiques.

Le SETCa n'accepte ni les idées ni les comportements racistes, xénophobes ou fascistes. L'adhésion à des partis ou des mouvements d'extrême droite est incompatible avec l'affiliation au SETCa.

Nos victoires

Les délégué·e·s entendent parfois  : « Mais à quoi servent vos actions ? ». 

Nos/vos victoires ne sont pas toujours visibles ou sont oubliées. Cette rubrique va vous informer sur ce que nous avons obtenu ces dernières années.

Nous n’aurons rien sans rien ! Quand il y a une manifestation, il est indispensable que nous soyons en nombre pour faire le poids et convaincre. 

Les manifestations ne sont pas les seules actions possibles. Partagez les informations, publications sur les réseaux sociaux (page facebook SETCa Non Marchand). Mais échangez également entre vous, créez de la camaraderie/du lien entre vous en dehors des réseaux sociaux, …. Dans une société où l’on divise de plus en plus, il est important d’écouter et de s’ouvrir aux réalités de chacun et chacune quel que soit le métier, le genre, le secteur, … C’est par là que démarre la solidarité.

Le SETCa veut maintenir un lien direct et permanent entre les représentants des travailleurs et les professionnels par des consultations régulières, des transmissions d’informations écrites et/ou orales, une écoute active des problèmes rencontrés sur le lieu de travail, sur les attentes/revendications, ... N'hésitez pas à les transmettre auprès de vos représentants syndicaux. Votre avis et votre expertise sont importants pour construire un cahier de revendications à déposer auprès des politiques.

Ca sert à quoi d'être solidaires?

Tentons d’abord de vous convaincre vous, travailleur/travailleuse du Non Marchand, de l’importance de nos/vos combats ! Voici un aperçu non-exhaustif de vos victoires; c-à-d les conditions de travail minimales que les employeurs de votre secteur doivent obligatoirement respecter. Ces droits se retrouvent dans des conventions collectives de travail, signées par les interlocuteurs sociaux (employeurs et syndicats) dans les commissions paritaires. 

Ce n’est pas tout ! Vos délégués syndicaux locaux signent également des conventions d'entreprise pour améliorer vos conditions de travail au-delà de vos droits sectoriels. 

N'hésitez pas à vous adresser à vos représentants syndicaux pour connaître les acquis au niveau de votre secteur et de votre institution/service.

Nous tentons d’être présents à tous les niveaux pour améliorer vos conditions de travail et de vie.

Une liste non-exhaustive des avancées grâce à nos/vos combats

Une augmentation de vos revenus

Vos salaires ont évolué

Ces dernières années, après la crise sanitaire, nous avons pu obtenir des augmentations conséquentes de la rémunération dans plusieurs secteurs.

Ainsi, dans les soins de santé fédéraux et régionalisés (hôpitaux, soins infirmiers à domicile, maisons de repos, …), les barèmes d’une majorité de travailleurs, dont le personnel soignant, ont bénéficié des barèmes IFIC à 100% (www.ific.org ). Les barèmes sectoriels de ce secteur sont d’ailleurs souvent les objectifs à atteindre en matières de salaires dans les autres secteurs.

Dans d’autres secteurs régionalisés, tels que l’aide à domicile, les barèmes ont évolué pour tenter d’atteindre les barèmes IFIC, comme dans les maisons de repos. Néanmoins, il reste du chemin à faire. Cela fait l’objet d’une de nos revendications.

Dans les secteurs de la Fédération Wallonie Bruxelles, nous avons pu faire augmenter le salaire des travailleurs des secteurs de l’accueil de l’enfance, de l’aide à la jeunesse, du socio-culturel. Cependant, il ne faut pas se mentir, c’est insuffisant ! La Fédération Wallonie Bruxelles doit revoir son financement et faire les choix politiques nécessaires pour investir dans ces secteurs. Il n’est pas normal que ces secteurs décrochent autant par rapport aux autres secteurs au niveau des salaires.

Davantage de propositions de contrats plus stables

Parce que pour gagner dignement sa vie, il faut un contrat de qualité, à temps plein et à durée indéterminée, nous avons obtenu :

  • Des accords sur la stabilité des contrats dans des secteurs tels que les soins de santé, l’aide à domicile, l’aide sociale et la santé, … L’employeur est tenu d’informer et de proposer des emplois qui se libéreraient dans l’institution aux travailleurs en place qui n’auraient pas encore de contrats de travail à durée indéterminée, ni de temps de travail à temps plein. Une priorité doit leur être donnée. 
  • Des freins quant aux statuts flexijobs, intérimaires, … Ces dispositifs sont en concurrence avec la création d’emplois de qualité. Par ailleurs, des travailleurs permanents facilitent la cohésion d’équipe, permettent l’acquisition de l’expérience, la connaissance des l’institution/du service et des publics aidés, accompagnés, soignés, …
  • La création d’emplois supplémentaires, via les maribel, aides à l’emploi, fonds blouses blanches. Ces emplois sont créés via ces aides à l’emploi pour diminuer la pénibilité au travail en renforçant les équipes ou en apportant un soutien. Néanmoins, nous revendiquons que les politiques investissent davantage dans les secteurs pour créer le nombre adéquat d’emplois en fonction du volume d’activité et de la mission du secteur. 

Votre ancienneté reprise si vous changez de boulot

Vous souhaitez changer d’employeur, mais vous craignez de perdre votre ancienneté ?

Dans chaque secteur, nous tentons d’obtenir la reprise à 100% de votre ancienneté quand vous changez d’employeur, même si vous changez de secteur.

Ce que nous avons pu obtenir :

  • Dans les secteurs, les barèmes sectoriels évoluent en fonction de l’ancienneté. Les barèmes liés à l’âge ont disparu. Dans le modèle salarial IFIC, l’ancienneté s’élève jusqu’à 35 ans pour suivre l’allongement de la carrière. Mais les barèmes évoluent aussi plus rapidement au début de la carrière pour permettre aux jeunes travailleurs de bénéficier de salaires suffisants pour réaliser leurs projets quand ils rentrent dans la vie active. Enfin, le modèle salarial IFIC valorise les travailleurs à travail égal, salaire égal. Cela favorise l’égalité salariale quel que soit le genre du travailleur.
  • Les pratiques de reprise de l’ancienneté diffèrent d’un secteur à l’autre. Dans les soins de santé, l’accueil de l’enfance, l’aide sociale, les rémunérations des nouveaux engagés doivent être valorisés en fonction de leur ancienneté. Nous avons acquis qu’une partie de leur ancienneté soit reprise. Mais cela peut varier selon que les travailleurs aient travaillé dans un établissement du même type ou non. Cette valorisation de l’ancienneté doit être attribuée progressivement après l’entrée en service du travailleur. Dans le secteur de l’aide à domicile, l'ancienneté à prendre en considération à l’embauche est celle acquise dans le secteur. Dans les secteurs du handicap, de l’aide à la jeunesse, … une partie de l’ancienneté peut être reprise. Mais les calculs différent en fonction de plusieurs critères. 

Notre objectif est d’obtenir une reprise de l’ancienneté complète au sein du secteur Non Marchand afin de faciliter la mobilité professionnelle des travailleurs qui ont acquis de l’expérience. Cette expérience doit être valorisée. Ils ne doivent pas perdre de salaires en changeant de travail. Pour les jeunes, il faut que les salaires soient attractifs dès l’entrée sur le marché du travail.

Vos salaires indexés pour suivre l’évolution du coût de la vie

L’indexation des salaires est sans cesse menacée. Dernièrement, nous avons pu obtenir que les indexations de salaires ne soient pas reportées d’un ou deux mois, comme imposé dans le secteur public.

Vu l’évolution vertigineuse du coût de la vie, cette indexation « automatique » des salaires est indispensable !

Dans le secteur Non Marchand, les occasions d’augmenter les salaires dépendent de l’obtention de budgets et d’accords sociaux auprès des différents niveaux de pouvoirs. Cela signifie une opportunité une fois tous les 4 ans (sauf augmentation progressive durant la législature).

Des salaires qui suivent l’évolution du coût de la vie ! C’est le minimum !

Votre prime de fin d’année augmentée

Dans les soins de santé fédéraux, la prime de fin de se rapproche d’un 13ème mois.

Nous avons pu obtenir des augmentations de primes de fin d’année dans certains secteurs (aide sociale et santé, aide à domicile, …). Mais il reste des secteurs où les travailleurs bénéficient d’une prime de fin d’année très basse, comme en accueil de l’enfance.

Atteindre le 13ème mois est une de nos revendications pour tous les secteurs.

Vos heures irrégulières valorisées financièrement

Les travailleurs des secteurs d’aide, d’accompagnement et de soins à la personne sont sollicités pour prester durant des heures en dehors des heures de « bureau » et durant des jours de week-ends ou fériés. Leur mission exige cela. Nous avons obtenu que cela soit valorisé par des suppléments salariaux, lorsque vous travaillez en soirée, les week-ends et les jours fériés. Néanmoins, nous continuons à revendiquer une hausse de ces suppléments salariaux. Parmi les secteurs concernés, il y a le secteur du handicap, de l’aide à domicile, des soins de santé (hôpitaux, maisons de repos, …). 

Vos primes syndicales augmentées

Ces dernières années, nous avons obtenu l’augmentation de vos primes syndicales pour pouvoir vous permettre de régler votre cotisation d’affiliation à votre organisation syndicale et participer à la défense des droits collectifs et individuels dans le monde du travail.

Les montants des primes syndicales sont également différents d’un secteur à l’autre. Ces dernières années, nous avons obtenu qu’elles augmentent. Dans tous les secteurs, nous tentons que le montant s’élève au maximum, à savoir €145€/an pour un temps plein. Cela n’est acquis que dans quelques secteurs. Le montant de la prime syndicale est fixé par des conventions collectives de travail. Elle peut varier entre 50, 90, 110 jusqu’à 145€/an pour un travailleur à temps plein occupé toute l’année dans le meilleur des cas. 

Si vous souhaitez connaitre le montant de votre prime syndicale selon votre secteur, votre temps de travail, …, n’hésitez pas à contacter votre organisation syndicale SETCa.

Du temps pour votre vie privée et/ou pour réduire la pénibilité en fin de carrière

Votre temps de travail réduit en fin de carrière, avec maintien du salaire

La réduction collective du temps de travail, avec maintien du salaire et embauche compensatoire

En Région wallonne, nous avons pu obtenir la réduction collective du temps de travail, avec maintien du salaire et embauche compensatoire. Ainsi dans le secteur de l’aide à domicile par exemple, des aides familiales ont pu réduire leur temps de travail à 32h/semaine avec maintien de leur salaire.

C’est un premier pas très important pour notre organisation et les travailleurs des secteurs concernés (aide à domicile, aide sociale et santé, …).

Les dispenses de prestations en fin de carrière

Dans les soins de santé, pour plusieurs fonctions, des travailleurs peuvent bénéficier de jours de dispenses de prestations sans perte de salaire. Le nombre de jours de dispenses de prestations dépendent notamment de la tranche d’âge en fin de carrière dans lequel le travailleur se trouve. 

Les jours de congés après 45 ans

Dans d’autres secteurs, comme l’accueil de l’enfance par exemple, nous avons obtenu un jour de congé supplémentaire pour les plus de 45 ans.

Plusieurs dispositifs pour alléger la pénibilité du travail en fin de carrière. 

Des horaires plus prévisibles et stables

Ces dernières années, nous avons obtenu la signature de conventions collective de travail sectorielles dans certains secteurs pour imposer à l’employeur d’organiser les horaires de telles manière qu’ils soient plus stables et plus prévisibles pour le travailleur. C’est le cas notamment dans les soins de santé, où la flexibilité demandée est la plus importante. Même si votre métier impose ces contraintes, vous devez pouvoir organiser votre vie privée. L’accord exige que lors de la rédaction des horaires de travail, les souhaits des travailleurs soient aussi pris en compte.

L’élaboration des horaires doit se faire en trois phases : 

  1. Une étape pour planifier l’horaire sur un mois, au plus tard 3 mois avant le début du mois durant lequel l’horaire démarre. Dans cet horaire planifié, la durée hebdomadaire moyenne de travail est respectée sur une période de maximum trois mois consécutifs/13 semaines consécutives. Cet horaire est communiqué ainsi que les modifications éventuelles. 
  2. Une étape pour afficher l’horaire un mois avant le début du mois pour lequel vaut l’horaire. Une modification de cet horaire affiché est uniquement possible moyennant l'accord mutuel de l'employeur et du travailleur, sauf si aucun accord n’a pu être trouvé après que l’employeur ait fourni les efforts qui pouvaient être raisonnablement attendus de sa part (par ex. consultation de tous les collègues de l’unité/du service concerné) et après que toutes les solutions aient été épuisées (e.a. le recours aux équipes mobiles). 
  3. Et enfin l’horaire définitif, 7 jours calendrier avant le début de la semaine pour laquelle vaut l’horaire, l'horaire est définitif pour la semaine complète et ne peut être modifié qu'en commun accord entre le travailleur et l'employeur. 

Des jours de congés extralégaux et vacances annuelles

Dans plusieurs secteurs, nous avons réussi à négocier des jours de congés extralégaux qui s’ajoutent à vos jours de congés légaux (20 jours).

Dans les soins de santé et d’autres secteurs, nous avons réussi négocier que vous puissiez prendre, chaque année, à votre demande, une période minimale de trois semaines consécutives de vacances. Ca n’était pas toujours accepté pour tous les travailleurs dans certains secteurs. Or, il est important de pouvoir bénéficier d’une plus longue période de congés pour avoir le temps de se ressourcer.

Le droit de déconnecter après le boulot

Cela parait évident, mais cela n’était pas toujours respecté ; surtout avec l’évolution des technologies qui permettent de vous joindre à tout moment via tous les moyens de communications possibles (gsm, mail, réseaux, whatsapp, …).. Vous n’avez pas à être disponible après les heures de travail. Une convention collective de travail a été négociée pour encadrer cela, et identifier les éventuelles dérogations (urgences vitales, …).

Du temps pour travailler avec sens et humanité

Renforcement des équipes

Il y a encore du boulot dans le secteur Non Marchand ! Que ce soient dans les hôpitaux, dans les maisons de repos, dans le secteur handicap, de l’aide à la jeunesse ou encore de l’accueil de l’enfance, nous revendiquons un investissement massif pour créer suffisamment d’emplois pour remplir la mission avec sens et humanité auprès des citoyens et citoyennes.

En attendant, nous avons obtenu un renfort et un soutien des équipes, grâce à des aides à l’emploi, des emplois maribel, le fonds des blouses blanches. Aujourd’hui, les politiques veulent remettre la main sur ces aides à l’emploi. 

Il y a de l’emploi à créer dans le secteur Non Marchand. Des emplois supplémentaires indispensables pour ne pas faire fuir les travailleurs en place qui manque de collègues et subissent trop de pression au travail.

La formation de nouveaux collègues pour demain

Plusieurs métiers du secteur Non Marchand subissent des pénuries (infirmier, aide soignant·e, aide familial·e, accueillant·e d’enfants, …).

Des projets de formation et de transition professionnelle ont été mis en place pour permettre à des candidats à la formation d’y accéder. Nous pensons aux projets suivants : choisissons les soins, à la formation pour permettre à des aides ménager·e·s de se former comme aide familial·e, … D’autres dispositifs se mettent en œuvre comme la validation des compétences, la valorisation des acquis de l’expérience, qui permettent à des candidats à la formation de se voir valider leurs compétences acquises et d’alléger la durée de la formation.

Des actions paritaires pour lutter contre le manque d’attractivité des métiers 

Dans le cadre d’un accord social, nous avons obtenu de créer une cellule paritaire qui a pour mission d’avancer des pistes sur les problématiques de pénuries dans les métiers. Cette cellule, qui réunit employeurs et organisations syndicales du secteur Non Marchand, a vu le jour en 2025. 

En tant qu’organisation syndicale, nous participons activement aux différents chantiers sur les pénuries. Il est évident que nous mettons l’accent sur les conditions d’exercice de travail des professionnels des secteurs du Non Marchand.

Des opportunités pour se former et évoluer

Un plan de formation concerté et répondant à vos besoins en formation

 Que ce soient dans des conventions collectives de travail sectorielles (ex : aide à domicile) ou dans les actions menées dans les fonds sociaux, nous avons obtenu des avancées pour améliorer la concertation autour du plan de formation et faire en sorte que vos besoins en formation soient pris en compte. Un catalogue avec de multiples formations est accessible à une grande majorité de travailleurs du secteur Non Marchand (Formaction), ainsi que des bourses financières pour financer des formations dans les institutions (consultez le site de l’APEF et de votre fonds de formation : https://apefasbl.org/ ou https://www.fe-bi.org/fr ).

Néanmoins, force est de constater, que même avec les outils et les opportunités de formation dans les fonds sociaux, il y a encore des structures qui ne mettent pas à disposition des travailleurs suffisamment de formations de qualité en place. Les raisons peuvent être multiples : peu de moyens, peu de temps, …

Autant les délégués syndicaux que les représentants syndicaux sectoriels continuent à s’activer pour que la formation soit au cœur des préoccupations. En effet, l’évolution des métiers, les nouvelles technologies, … exigent que les travaillent puissent bénéficier de formations pour pouvoir maintenir les compétences nécessaires et remplir sa mission.

Des outils pour accueillir les stagiaires et/ou les nouveaux engagés

Parmi les actions des fonds sociaux de formation, des outils pour mener une politique d’accueil des stagiaires et de nouveaux engagés sont à disposition des structures du secteur Non Marchand.

Néanmoins, il reste du chemin à parcourir pour renforcer l’encadrement et créer de l’emplois pour mener ces missions d’accueil. C’est un enjeu important pour bien former les stagiaires aux réalités de terrains et ne pas les faire fuir de la profession. 

 

 



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